Pour une deuxième année de suite, la grande attaquante de 6’2’’ domine outrageusement la Ligue de volleyball collégiale AAA du Québec avec les Astrelles du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Et comme elle en est à sa dernière saison au niveau collégial, toutes les universités québécoises qui ont un programme de volleyball sont à ses trousses dans l’espoir de l’attirer dans leurs murs.
Valérie a donc l’embarras du choix entre Montréal, McGill, Sherbrooke et Laval (Québec). «Les quatre m’ont approchée, il y a des rumeurs qui circulent, mais je n’ai pas encore fait mon choix», a-t-elle mentionné.
L’athlète de Rouyn-Noranda est d’autant plus convoitée par le circuit universitaire, car en plus d’exceller sur le terrain de volleyball, elle se veut une étudiante de haut niveau. «J’ai l’intention d’étudier en sciences biomédicales pour ensuite aller en chiropractie (comme son père)», a-t-elle confié.
Des points à la tonne
Dans le gymnase comme sur les bancs d’école, Valérie Lemay accumule des chiffres pour le moins impressionnants. Elle file d’ailleurs allègrement vers un deuxième championnat des compteurs et vers un deuxième titre de joueuse par excellence d’affilée dans la Ligue collégiale AAA du Québec.
Au moment d’écrire ces lignes, la volleyeuse de 19 ans avait 300 points en 14 matchs à sa fiche (avec une moyenne de 5,67 points par set), alors qu’aucune autre joueuse de la ligue n’était rendue à 200 points. Valérie mène aussi le circuit provincial pour les attaquantes marquantes (230), en plus de figurer parmi les meneuses pour les blocs (42) et les as (28). Les universités peuvent bien se l’arracher!
«Les statistiques, c’est bien beau, mais je ne pense pas à cela pendant le jeu. Durant les matchs, je pense juste à aider mon équipe; les chiffres, je regarde ça seulement après», a-t-elle signalé.
L’attaquante au terrifiant smash se dit d’ailleurs satisfaite de sa saison, d’autant plus qu’elle a changé de position cette année en passant du centre à l’aile. «Avec ce changement, c’était un nouveau défi pour moi de rester au même niveau de performance que l’an passé», a-t-elle indiqué.
Un podium pour finir?
Comme les Astrelles ne joueront plus sur leur terrain cette saison, Valérie Lemay disputait son dernier match à vie à Rouyn-Noranda le 30 janvier, une victoire contre Trois-Rivières.
«Je l’ai réalisé seulement après et je suis contente qu’on ait gagné en trois sets avec une belle remontée, a-t-elle réagi. Mais comme il nous reste encore plusieurs pratiques ici et plusieurs matchs à jouer (à l’extérieur), ce n’est pas encore assez fini pour que ce soit émotif.»
L’émotion risque d’être plus forte au championnat provincial (les séries éliminatoires), du 25 au 27 février à Trois-Rivières, surtout si les Astrelles parviennent à remporter la première médaille de leur histoire au niveau AAA. Quelle belle façon ce serait pour Valérie de conclure sa brillante carrière collégiale de trois ans avec les Astrelles.
«C’est possible car nous avons du potentiel en masse dans l’équipe et c’est le fun de voir que ce qu’on a développé durant la saison commence à rapporter, a-t-elle raconté. Si on continue à jouer comme on l’a fait dernièrement et qu’on diminue le nombre d’erreurs, nos chances de podium seront bonnes.»

