Respectivement commis de bureau et technicienne forestière, les deux sœurs se sont inscrites en octobre 2010, sous le nom des Roses Boréales, au Trophée Roses des Sables, un rallye motorisé exclusivement féminin. Quelques jours avant leur départ, c’est avec sérénité et beaucoup d’humour qu’elles abordent cette aventure.
Du sable et encore du sable
«On va partir le 6 octobre de Ciboure, à bord d’un Toyota Land Cruiser. C’est sur les rives de l’Atlantique, au pied des Pyrénées. La première étape consiste à traverser l’Espagne jusqu’au détroit de Gibraltar. Le 8 au matin, on prend le traversier pour le Maroc. Le lendemain, c’est là que le vrai fun va commencer, alors qu’on va entrer dans le désert. Le rallye va se terminer le 15 à Ouarzazate, au sud-est de Marrakech», a raconté Marie-Josée.
«Ça va nous faire 6000 km en 10 jours. Mais ça, c’est s’il ne pleut pas. Et on espère ne pas avoir à trop pelleter», a ajouté Nathalie en riant.
À leur avis, la pire journée sera celle où elles devront traverser une vaste étendue de dunes. «Il faut dire que c’est assez difficile de pratiquer en Abitibi», a fait remarquer Marie-Josée en rigolant.
«Ça va être difficile parce que toutes les équipes vont jouer dans le même bac à sable, a expliqué Nathalie. Quand tu es seul, c’est assez facile de choisir le meilleur chemin. Mais avec 150 véhicules, on risque d’être plusieurs à vouloir passer aux mêmes endroits, ce qui va multiplier les risques de faire une fausse manœuvre, de s’enfoncer dans le sable, etc.»
Pas d’inquiétudes
«On est pas mal des tomboys. C’est peut-être pour ça qu’on part plus confiantes que d’autres» - Nathalie Hémond
Pour se rendre jusqu’au bout de leur aventure, les deux sœurs devront se fier uniquement à leur boussole et au road-book. Le GPS est en effet interdit. Cette contrainte ne les inquiète toutefois pas.
«Même si on est nées à La Sarre, on a été élevées dans le Rang 10 à Dupuy avec six gars. On est pas mal des tomboys. C’est peut-être pour ça qu’on part plus confiantes que d’autres. On a aussi fait beaucoup de voyages avec nos parents, alors on ne part pas de rien», a relaté Nathalie. «De toute manière, tous les chemins mènent à Ouarzazate», a plaisanté Marie-Josée.
Trousse de secours originale
Malgré tout, le risque de subir une avarie demeure bien présent. À cet égard, le tandem s’est préparé une trousse d’urgence des plus originales.
«Si jamais on est vraiment dans le trouble, on s’est dit qu’on allait faire jouer Calvaire de Plume Latraverse et qu’on allait chanter avec lui, autant de fois que ce sera nécessaire, pour décompresser», a indiqué Marie-Josée. «On espère juste ne pas avoir à chanter trop souvent», a nuancé Nathalie dans un éclat de rire.
L’équipe des Roses Boréales possède un blogue, qu’on peut consulter ici.
Consultez le deuxième volet de ce reportage en cliquant sur ce lien.

