«Non, je n’ai pas été surpris, a commenté le pilote des Huskies. Comme Richard Martel l’avait dit, le timing est bon. Les Sags ont un calendrier favorable ces temps-ci, ils sont remplis de talent et sur le bord d’exploser, en plus d’avoir le meilleur gardien de la ligue à 18 ans pour l’an prochain (Christopher Gibson). Si Chicoutimi avait profité de ce calendrier favorable pour remporter plusieurs victoires avec Richard en poste, ç’aurait été embêtant de le congédier», a-t-il raconté.
Bien que «Carbo» soit un ancien instructeur-chef du Canadien et qu’il a remporté trois coupes Stanley comme joueur dans la Ligue nationale (deux à Montréal, l’autre à Dallas), Tourigny ne semble pas considérer les affrontements de ce week-end contre Chicoutimi comme un défi particulier pour lui et sa bande.
«Bien honnêtement, Richard Martel représentait toujours un gros défi, car avec Benoît Groulx, c’est l’un des meilleurs ‘’bench coachs’’ (entraîneurs de banc) dans la ligue, a signalé Tourigny. Par contre, je ne connais pas encore assez Guy Carbonneau de ce côté-là pour dire si c’est un gros défi», mentionnait-il avant le programme double de ce week-end entre les Huskies et les Saguenéens.
Rencontre avec McKinnon?
D’autre part, André Tourigny va passer la prochaine semaine à Halifax, aux Jeux du Canada, pour voir à l’œuvre les meilleurs prospects du Québec et des Maritimes en vue du prochain repêchage, dont bien sûr le jeune prodige Nathan McKinnon, que les Huskies vont repêcher en juin prochain s’ils obtiennent le 1er choix, lequel sera déterminé à pile ou face entre les deux équipes exclues des séries éliminatoires.
Tourigny prévoit partir samedi matin et il compte profiter de son séjour là-bas pour rencontrer McKinnon et sa famille afin de leur vanter les mérites de l’organisation des Huskies et de la ville de Rouyn-Noranda. «On va essayer de lui parler, c’est sûr. Je ne vois pas ce qu’une autre organisation peut lui offrir que nous on ne pourrait pas», a souligné l’entraîneur-chef et directeur-gérant des Huskies.

