Du 15 au 17 juin, l’enseignant en éducation physique à l’école primaire Notre-Dame-de-Grâce de Rouyn-Noranda a participé à la quatrième édition de ce grand relais cycliste qui part de La Baie au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour ensuite se rendre à Montréal par Québec et la rive sud du fleuve Saint-Laurent après avoir effectué le tour du lac Saint-Jean.
«Mon bout préféré, ç’a été entre L’Étape et Québec: 110 km de côtes qui descendaient! On roulait aussi vite que les autos, avec des pointes à 82 km/h. Mais moi, j’ai ralenti. Parce que si un accident d’auto à 82 km/h, ce n’est pas très beau, imagine le même accident, mais en vélo», a-t-il raconté à une assistance suspendue à ses lèvres.
370 km et un rêve d’enfance réalisé
L’équipe de M. Lambert comptait quatre autres éducateurs physiques, soit Martin Duquette, Yannick Gentes, Guylaine Lévesque et Julie Montour. À lui seul, l’enseignant de Rouyn-Noranda a pédalé un total de 370 km.
«Ç’a été 60 heures de on court partout et, oh!, on a 15 minutes de libre, alors on dort, puis on repart, a-t-il relaté avec énergie. On ne se connaissait pas beaucoup au départ, mais après avoir dormi à six collés dans un Winnebago, on se connaissait pas mal plus à la fin.»
Parmi les moments les plus intenses qu’il a vécus, Kévin Lambert a mentionné le moment où il est monté sur la scène du Stade olympique à Montréal, en compagnie des quelque 1000 autres cyclistes qui avaient pris part au Grand défi Pierre-Lavoie. «J’ai aussi pu réaliser un rêve au déjeuner en rencontrant mon héros de jeunesse, Guy Carbonneau», a-t-il précisé.
«Si je veux le refaire? Certainement! Si je peux le refaire? Ça, c’est moins certain, car l’équipe change ses membres à chaque année» - Kévin Lambert
Un triste don pour l’école
Pour pouvoir participer à ce défi cycliste, chaque coureur devait amasser des fonds pour soutenir la recherche sur les maladies héréditaires orphelines. L’objectif était de 1500 $ par personne. M. Lambert en a récoltés 2225 $.
«Ce qui est dommage là-dedans, c’est que l’argent en surplus va devoir être dépensé dans des activités pour les saines habitudes de vie. Cela veut dire qu’en septembre prochain, à la rentrée des classes, mon équipe va être obligée de venir faire un don dans ton école. C’est triste, hein?», a-t-il lancé avec ironie, alors que les cris de joie fusaient de partout.
Une expérience à revivre
Un des élèves lui a alors demandé s’il entendait renouveler l’expérience l’an prochain. «Si je veux le refaire? Certainement! Si je peux le refaire? Ça, c’est moins certain, car l’équipe change ses membres à chaque année», a-t-il conclu.

