Le 23 avril, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire a en effet consenti un prêt de 50 400 $ à la Corporation du Pavillon Royal-Roussillon. L’argent lui permettra de finaliser ses demandes de permis auprès de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Lorsque tous les critères du programme AccèsLogis Québec auront été satisfaits, la SHQ donnera son aval définitif, assorti d’un soutien d’un peu plus de 1 M $.
«On espère être en mesure de procéder à la première pelletée de terre au début d’août, a indiqué Diane Duchesne, présidente de la Corporation du Pavillon Royal-Roussillon. Il commence à être vraiment temps. Au moment où je vous parle, nous avons plus de 12 personnes sur la liste d’attente. On va répondre à un besoin bien présent.»
Longue saga
La saga du Pavillon Royal-Roussillon ne date en effet pas d’hier. Pendant une dizaine d’années, le projet est demeuré incertain. Au départ, ses promoteurs voulaient construire le bâtiment à Macamic, mais les citoyens s’y sont objecté. Par la suite, la Ville de La Sarre a offert un terrain à la Corporation, mais à nouveau, les citoyens ont fait valoir leur opposition au projet.
Ce jeu de ping-pong sinistre a pris fin en mars 2011, lorsque l’organisme sans but lucratif a fait lui-même l’acquisition d’un terrain, au coût de 15 000 $, derrière le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de La Sarre.
Reste maintenant à construire le bâtiment, qui hébergerait une douzaine de personnes vivant avec une déficience intellectuelle. «Certains auront des troubles de comportement, d’autres non, a précisé Mme Duchesne. On vise une clientèle qui a besoin de soins 24 heures sur 24. Plusieurs des futurs résidants sont d’ailleurs déjà hébergés au CHSLD de Macamic.»
Le projet du Pavillon Royal-Roussillon est réalisé en partenariat avec le Centre de santé et de services sociaux des Aurores-Boréales, Clair-Foyer et la SHQ.

