La directrice de la santé physique, Martine Humbert, a présenté l’Approche adaptée de la personne âgée en milieu hospitalier (AAPA) au conseil d’administration du 15 juin. «Dans la région, le nombre de personnes âgées de 65 ans devrait grimper de 47 pour cent au cours des 15 prochaines années. Si on n’adapte pas nos pratiques dès maintenant, on va frapper tout un mur. Et peut-être même plus vite qu’en 2026», a-t-elle fait valoir.
Mme Humbert a notamment cité des séjours plus longs, des retours rapides et fréquents à l’urgence ainsi qu’une hausse marquée des admissions en centre d’hébergement et de soins de longue durée. «Pas moins de 65 pour cent des demandes actuelles proviennent de l’hôpital, alors qu’elles ne devraient compter que pour 5 pour cent, a-t-elle indiqué. Par conséquent, cela veut aussi dire que les autres ressources d’hébergement sont mal utilisées.»
Revoir les façons de faire
En janvier 2011, le CSSSRN a été désigné en tant que site régional pour l’intégration de l’AAPA. Selon Martine Humbert, son implantation se fera à peu de frais et ne nécessitera pas de nouvelles technologies.
«On parle surtout de revoir nos façons de faire. Par exemple, s’assurer qu’une cruche d’eau soit réellement à portée de main du patient et qu’il soit capable de s’en servir pour prévenir la déshydratation. Ou encore proposer des exercices quotidiens à la personne âgée alitée pour éviter les désagréments liés à une immobilisation prolongée. La famille aussi sera appelée à contribuer», a-t-elle mentionné.
Gestes concrets
Le comité d’implantation s’est réuni le 16 juin pour examiner l’échéancier des formations qui seront offertes au personnel l’automne prochain. Mais déjà, des gestes concrets ont été posés.
Ainsi, depuis un mois, un programme de dépistage des personnes âgées à risque a été implanté à l’urgence de Rouyn-Noranda. «Si la personne répond à au moins trois des cinq critères dans le questionnaire conçu à cet effet, elle est immédiatement prise en charge. Un processus de suivi est aussi enclenché, que la personne demeure à l’hôpital ou qu’elle retourne à la maison», a précisé Mme Humbert.

