Les deux établissements l’ont annoncé le 14 avril. L’UQAT s’est ainsi engagée à développer des formations sur mesure pour les professionnels du CRLM et à réaliser des travaux de recherche conjoints. De son côté, le CRLM pourra notamment offrir un milieu de stage intéressant et diversifié aux étudiants de l’UQAT.
«Lorsque nous avons entrepris nos démarches auprès de l’Agence régionale et du ministère de la Santé et des Services sociaux, nous leur avons rappelé qu’en tant que centre régional spécialisé, nous devons recruter des professionnels, lesquels sont toujours intéressés par le milieu universitaire. Le fait de devenir un centre affilié à l’UQAT nous permettra ainsi d’accroître notre potentiel de recrutement et de rétention, mais aussi de maintenir à jour les connaissances de notre personnel», a fait valoir la directrice générale du CRLM, Line St-Amour.
Des pierres qui s’assemblent
Cette annonce était la troisième de l’UQAT en autant de semaines dans le domaine de la santé, après la mise en œuvre d’une maîtrise en art-thérapie et une formation spécialisée en santé internationale. «Ce qui n’est pas mal du tout pour une petite université qui ne possède même pas de faculté de médecine», a fait remarquer le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’UQAT, Denis Martel.
Selon lui, il s’agit d’une collaboration gagnant-gagnant. «La pierre n’a d’autre espoir que de rester une pierre; en s’assemblant, elles peuvent toutefois devenir un temple», a-t-il lancé, citant Antoine de Saint-Exupéry.
Plusieurs projets envisagés
Des rencontres ont déjà eu lieu entre le CRLM et des équipes de professeurs de l’UQAT pour expliquer à ces derniers le rôle du centre et l’étendue des services qu’il offre. «Ça nous a tous permis de dégager des champs d’intérêt pour des projets concrets», a mentionné Gérard Boulanger, directeur des services professionnels au CRLM.
Outre les sciences du comportement, celui-ci a évoqué des avenues intéressantes en génie, par exemple pour concevoir de nouveaux équipements ou améliorer des appareils existants, ou encore en multimédia, où les chercheurs et les étudiants pourraient développer des outils pour les enfants souffrant de troubles envahissants du développement.

