Selon cette entente, la coordination du Comité de bassin versant des lacs Vaudray et Joannès sera assurée par la Ville. «C’est important; nous avons obtenu l’engagement de la Ville de reboiser la bande riveraine, a souligné le président de l’association concernée, Daniel Chouinard.
«De plus, le taux de phosphore était rendu élevé et le lac vieillissait prématurément. Cette entente vient boucler la boucle de notre projet. Dans un vote, 95 pour cent des riverains nous avaient donné le mandat de négocier avec la Ville», a-t-il signifié.
«Nous avons embarqué dans la tendance plus écologique et nous sommes très contents que la Ville prenne la même tangente, a repris Louis Jourdain, vice-président de l’Association des lacs Vaudray et Joannès.
«De plus en plus de gens cherchent à s’établir au bord des lacs et cette entente avec la Ville va permettre à ces endroits de garder la meilleure qualité possible, a-t-il enchaîné. On espère que cela aura un effet domino pour d’autres lacs; on a tendance à surestimer la qualité de nos lacs et on essaie de prendre les devants pour assurer un suivi», a raconté M. Jourdain.
«Le taux de phosphore était rendu élevé et le lac vieillissait prématurément. Cette entente vient boucler la boucle de notre projet.» - - Daniel Chouinard
Deuxième entente du genre
Cette entente se veut la deuxième signée par la Ville avec une association de riverains, la première - un projet-pilote de gestion par bassin versant - étant intervenue en 2007 avec le Comité environnement du lac D’Alembert.
À la Ville, on indique que les objectifs de cette démarche sont d’informer et de sensibiliser les citoyens; de développer un plan directeur de l’eau permettant de faire le suivi de l’état du lac et de son bassin versant; et d’étendre le modèle de gestion concertée à d’autres lacs du territoire.
«Ces préoccupations, a rappelé le maire Mario Provencher, ont commencé ailleurs (avec les algues bleues et vertes) et la Ville de Rouyn-Noranda veut poser un geste pour aider les gens à se donner des outils. Dans le passé, l’environnement n’avait pas la même importance qu’aujourd’hui; par exemple, on pensait que l’eau était une source inépuisable. Il faut s’en occuper pour nos enfants et nos petits-enfants», a-t-il affirmé.

