«Nous avons vérifié le dossier scolaire de ces étudiants et dans bien des cas, ils n’ont pas de raison pour avoir quitté le cégep entre l’automne et l’hiver. L’hypothèse la plus plausible, c’est qu’ils sont allés sur le marché du travail. Avec notre économie florissante, c’est très difficile pour nous de les inciter à rester sur les bancs d’école, alors que partout les employeurs recherchent des travailleurs», a fait valoir le directeur général du collège, Daniel Marcotte.
Si perdre une centaine d’étudiants sur une clientèle globale de quelque 2800 personnes n’est pas dramatique, M. Marcotte reconnaît néanmoins qu’il importe de s’y attarder, ne serait-ce que pour déterminer de nouveaux moyens de rendre les études collégiales plus attirantes. «Il ne faut pas oublier que notre financement est accordé en fonction du nombre d’étudiants que nous accueillons», a-t-il rappelé.
Les Techniques policières boudéesDu côté des demandes d’admission en date du 1er mars, celles-ci sont légèrement inférieures à l’an dernier, à savoir 1047 demandes au lieu de 1099. Comme il s’agit d’un cycle très variable d’une année à l’autre, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Là où c’est plus surprenant, c’est que 49 de ces 52 demandes en moins concernent le programme des Techniques policières. Les demandes d’admission y sont en effet passées de 123 à 74.
«Avec notre économie florissante, c’est très difficile pour nous de les inciter à rester sur les bancs d’école» - Daniel Marcotte
Selon Daniel Marcotte, le goulot d’étranglement observé depuis un certain temps à l’École nationale de police du Québec à Nicolet pourrait expliquer en partie cette situation. «Certains étudiants peuvent faire de deux à trois tentatives avant d’y être admis. Il n’est donc plus garanti d’avoir un emploi à la fin des études», a-t-il mentionné.
Reste maintenant à déterminer si ces inscriptions en moins concernent des étudiants de l’Abitibi-Témiscamingue ou d’ailleurs. «Si ce sont des jeunes de la région, c’est grave parce que ce sont des gens de chez nous qu’on perd au profit d’autres régions», a signifié M. Marcotte.
Hausse de 8 $ des frais afférentsDans un autre ordre d’idées, Daniel Marcotte a tenu à souligner l’excellente collaboration reçue de l’Association générale étudiante du Cégep, qui a accepté une majoration de 8$ des frais afférents. Ces frais servent à couvrir divers frais à l’interne, tels que les cartes étudiantes ou encore les agendas, de même que certains services aux étudiants.
«Dans le contexte de la grève étudiante, c’est tout à leur honneur d’avoir su garder la tête froide et d’avoir agi avec discernement», a commenté M. Marcotte. La dernière négociation relative aux frais afférents remontait à il y a quatre ans.

