Budget déficitaire pour la Commission scolaire de Rouyn-Noranda

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Patrick Rodrigue
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Sans surprise, la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) a déposé un budget déficitaire, le 20 juin. Toutefois, parce que le ministère de l’Éducation (MELS) n’a pas encore fait connaître ses règles budgétaires définitives, elle ne pourra l’adopter officiellement que le 4 juillet.

De droite à gauche: Richard Gauthier, le président de la CSRN, Jean-Pierre Frelas, et le vice-président, Daniel Camden. (Photo: Patrick Rodrigue)

Comme l’avait prévenu en mai dernier le directeur général sortant de la CSRN, Richard Gauthier, ce déficit est provoqué en grande partie par les compressions de 931 000 $ exercées par le MELS, auxquelles s’ajoute une baisse des revenus provoquée par la décroissance de la clientèle.

La CSRN amorcera donc l’année scolaire 2011-2012 avec un déficit de 684 637 $. En détail, il sera de 189 812 $ en formation générale aux enfants, de 13 235 $ à la formation professionnelle et de 455 617 $ à l’éducation des adultes. À ces montants vient s’ajouter une somme de 25 883 $ nécessaire pour s’ajuster aux principes comptables généralement reconnus.

Nuages noirs

À cet égard, Richard Gauthier a fait observer, en entrevue, que le MELS envoyait un bien drôle de message face à la persévérance scolaire. C’est que l’éducation aux adultes traînait déjà un déficit de quelque 150 000 $, alors que le Centre Élisabeth-Bruyère accueille, bon an mal an, environ 320 équivalences à temps plein (ÉTP), ce qui correspond à un peu plus de 1000 élèves.

«À cause du manque de fonds, le MELS a décidé qu'il n’accorderait du financement que pour 284 ÉTP. Cela va nous priver d’environ 300 000 $, alors qu’au contraire, on aurait besoin de plus d’argent pour répondre aux besoins de la clientèle. J’ai de la misère à croire que les services aux élèves ne seront pas affectés après tout ça», a-t-il déploré.

Mêmes inquiétudes au chapitre de la formation professionnelle, où malgré un déficit relativement mince, d’énormes nuages noirs s’amoncellent à l’horizon. «C’est l’an prochain que ça va faire mal», a reconnu Jocelyne Hurtubise, directrice du Centre Polymétier.

«J’ai de la misère à croire que les services aux élèves ne seront pas affectés après tout ça.» Richard Gauthier

«Le MELS accorde son financement en fonction du nombre d’élèves dans l’année qui vient de se terminer. Or, on a connu une année exceptionnelle. On a ainsi reçu un gros financement. Mais ce ne sera pas le cas l’automne prochain. On devra alors composer avec une coupure de 160 000 $ en 2012-2013. Le Centre Polymétier dispose donc d’un an pour se virer de bord», a expliqué M. Gauthier.

Beaucoup d'efforts

Afin de répondre aux exigences du MELS, la CSRN a déployé plusieurs mesures. «Parmi celles qui ont été énumérées par le directeur des ressources financières, Martial Drolet, on retrouve une réduction de la masse salariale de 135 000 $, ce qui équivaut à la compression d’environ trois postes à temps complet. La CSRN devrait aussi pouvoir récupérer 61 000 $ en compressions dans les services administratifs, notamment en entretien et réparation des bâtiments et en remplaçant les téléphones conventionnels par une téléphonie internet. Les tarifs de surveillance le midi passeront pour leur part de 120 $ à 180 $ par année, ce qui génèrera des revenus supplémentaires de 61 700 $. «De même, grâce aux efforts soutenus pour contrôler les dépenses associées aux congés de maladie, les coûts de l’assurance-salaire ont diminué d’environ 425 000 $»

Organisations: Commission scolaire de Rouyn-Noranda, MELS, Centre Polymétier Centre Élisabeth-Bruyère

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