Depuis plus d’un an, le site composé de trois chapelles de tailles différentes fait l’objet de rénovations majeures. La première phase a consisté à remplacer le clocher de la petite chapelle, détruit au printemps 2010, à en refaire les entrées et à installer des murets de pierre.
La deuxième phase, beaucoup plus ambitieuse, consistait à restaurer entièrement la grande chapelle, construite en 1971 et fermée depuis quelques années en raison de sa désuétude.
«Elle a subi des rénovations mineures en 1990, mais là, elle était vraiment due, a indiqué Gérald Petit, porte-parole du Comité du sanctuaire. On a tassé la chapelle de ses fondations à l’aide d’une grue pour pouvoir aménager un nouveau sous-sol qui servira au rangement. On a aussi aménagé cinq lucarnes de chaque bord pour éventuellement y loger nos statues de saints et en faire un musée. Il fallait aussi refaire la toiture, les couvre-planchers et la peinture à l’intérieur.»
De l’argent conditionnelCes travaux d’envergure, dont le coût total est évalué à près de 70 000 $, avaient bénéficié d’un soutien de 25 000 $ dans le cadre du Pacte rural. Un versement initial de 15 000 $ avait été accordé au Comité du sanctuaire pour démarrer les travaux. Or, la deuxième tranche de 10 000 $ était conditionnelle à ce que le tout soit complété à l’automne 2011.
En raison d’un manque de bénévoles, le Comité du sanctuaire n’avait cependant pas été en mesure de tout terminer dans les délais prescrits. Il avait donc obtenu une prolongation jusqu’au 30 juin 2012. Or, une semaine seulement avant l’échéance, beaucoup de travail restait à accomplir.
À un cheveu de perdre la subvention«On a vraiment eu peur de perdre la subvention, a commenté Guylaine Petit, la conjointe de Gérald. Mais après avoir lancé un appel sur Facebook, une dizaine de bénévoles se sont présentés durant la fin de semaine de la Saint-Jean.»
«Je dirais qu’à peu près 95 pour cent des travaux ont pu être complétés, a enchaîné M. Petit. On va voir avec les responsables du Pacte rural s’il est possible d’obtenir un léger délai supplémentaire. Il reste la finition de deux lucarnes, les couvre-planchers et la peinture à l’intérieur. On s’attend à pouvoir tout finir au cours des prochains jours.»
Des bénévoles de plus en plus raresReste que les bénévoles se font de plus en plus rares, aux dires de Gérald Petit. «Nos habitués vieillissent, tandis que les jeunes participent assez peu. De plus, plusieurs des travaux que nous devions réaliser étaient assez spécialisés. Ce qui restreint d’autant plus le bassin de bénévoles. Pour la peinture, ce n’est pas difficile de trouver du monde. Pour aménager une lucarne dans un toit, par exemple, c’est autre chose», a-t-il signalé.
Selon les membres du Comité, le Sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Confiance accueille chaque année de 7000 à 10 000 visiteurs. Sa messe estivale en plein air attire à elle seule de 500 à 700 curieux et fidèles.

