À Rouyn-Noranda, quelque 570 marcheurs se sont relayés pendant toute la nuit du 15 au 16 juin, sur la piste du Centre communautaire du quartier Évain. Ils ont récolté 159 112 $ pour la lutte contre le cancer. À La Sarre, plus de 350 marcheurs ont fait de même sur la piste d’athlétisme de la Cité étudiante Polyno, ajoutant 77 800 $ à la cagnotte régionale de la Société canadienne du cancer.
«C’est moins que les années passées, où juste à Rouyn-Noranda, nous avions amassé 222 300 $ en 2010 et 215 000 $ en 2011, mais nous sommes quand même très satisfaits du fort taux de participation des gens», a commenté la coordonnatrice régionale, Julie Cousineau.
Rassembleur et chaleureuxChaque année, le Relais pour la vie attire en effet un lot considérable de participants. «C’est un événement très chaleureux. Les gens se réunissent autour d’une personne pour lui témoigner leur amour, leur support et leur fierté. Uniquement à Rouyn-Noranda, nous avons plus de 200 survivants qui ouvrent la marche», a indiqué Mme Cousineau.
Outre l’hommage aux survivants par la famille, les proches et les amis, d’autres marcheurs viennent vivre leur deuil de la maladie qui les affecte, tandis que d’autres vont utiliser la marche comme moyen pour passer à travers le deuil d’une personne disparue. «C’est une cause qui rejoint beaucoup de gens. C’est très rassembleur», a fait observer Julie Cousineau.
Déménagement à ÉvainDepuis de nombreuses années, le Relais pour la vie à Rouyn-Noranda avait lieu à la piste d’athlétisme de l’UQAT. Or, l’installation d’un terrain synthétique de soccer a contraint les organisateurs à déménager l’an dernier. La marche s’était donc déroulée sur la presqu’île du lac Osisko, sous des conditions météorologiques exécrables, alors que le vent, la pluie et le froid s’étaient mis de la partie.
Cette année, les organisateurs ont opté pour la piste du Centre communautaire d’Évain. Un choix que personne n’a regretté. «Comme le terrain est plus petit que celui de l’UQAT, l’ambiance est plus intime. Ça favorise l’introspection. Nous allons y retourner l’an prochain, c’est certain», a fait savoir Mme Cousineau.

