«C'est un arrêt temporaire pour la gestion de nos liquidités au niveau des inventaires de copeaux et des produits finis de colombage. Les marchés sont bons, mais il y a une limite à pousser du colombage dans le marché sans nous nuire au printemps et à l'été. Ça fait trois ou quatre mois qu'on a prévu det arrêt», explique Michel Bastien, vice-président au sein du Groupe des produits forestiers de Tembec.
La compagnie gardera quelques gestionnaires et employés en poste afin d'effectuer des travaux de maintenance. Les autres employés devront vraisemblablement se tourner vers l'assurance-emploi. Quant aux opérations de récolte de bois en forêt, elles cesseront aussi, mais il s'agit dans leur cas d'un arrêt saisonnier lié à l'arrivée du printemps.
Une bonne année
Michel Bastien estime que malgré cette fermeture temporaire de deux mois, l'usine de La Sarre traverse en ce moment un bon cycle. D'ailleurs, à partir de son redémarrage à la fin d'avril, Tembec n'entrevoit pas de trous noirs dans un horizon rapproché.
«Il y a deux ans, on a atteint le fond du baril en ayant opéré seulement à 30 pour cent de notre capacité. L'an dernier, c'était à 65 pour cent et là, la scierie a opéré pendant 12 des 13 derniers mois (Tembec La Sarre a cessé ses opérations tout le mois de juillet pour les vacances et pour permettre l'investissement de 800 000 $). Même si on ajoute les deux mois de fermeture annoncés, ça nous fait 12 mois d'opération sur 15, pour un taux de 80 pour cent. Ça va en s'améliorant», affirme-t-il.
Toutes les usines en avril
M. Bastien ajoute que les liquidités financières de Tembec sont bonnes en ce moment et que les décisions difficiles comme celle prise dans le cas de La Sarre permettent de mieux les gérer.
«Les opérations vont reprendre à l'usine de Béarn le 25 mars, alors que le projet de bouilloire là-bas est complété à 85 pour cent environ. La nouvelle bouilloire (un investissement de 6 M $) sera prête le 30 avril. Au même moment, les opérations auront repris à La Sarre et toutes nos usines de sciage de la région seront alors en fonction», s'est réjoui Michel Bastien.

