Selon le CLD, cette refonte du gouvernement Charest «modifiera le calcul des revenus stabilisés, sur lequel est établi le programme ASRA, afin d’inclure uniquement les entreprises faisant partie de la tranche des 75 pour cent plus efficaces».
Le CLD d’Abitibi-Ouest exhorte la vice-première ministre du Québec et ministre des Ressources naturelles et de la Faune de «soustraire les producteurs de la région de cette coupe financière additionnelle», soutient l’organisme dans un communiqué de presse.
Impacts importants
Le CLD d’Abitibi-Ouest rappelle que les producteurs de la région et d’ailleurs au Québec ont déjà démontré leur volonté «d’être plus efficaces en acceptant collectivement différentes dispositions de redressant totalisant 80 M $». Cet autre effort demandé par le gouvernement québécois, estime l’organisme, est important et arrive trop rapidement après les coupures précédentes.
«Les impacts de cette seconde compression sont particulièrement sévères sur le territoire de l’Abitibi-Ouest puisque la majorité des producteurs bovins de la région y est située. D’autres productions, comme l’ovin et le céréalier, seront aussi touchées», mentionne le CLD.
«Considérant que le nombre de fermes en Abitibi-Ouest a diminué de 87 pour cent depuis 1961 et que cette tendance à la baisse se poursuit, le CLD d’Abitibi-Ouest se préoccupe de la situation. La disparition d’autres fermes porterait un dur coup économique aux entreprises offrant des services agricoles connexes, sans compter le nombre d’emplois perdus.»
Le CLD d’Abitibi-Ouest estime de plus que la ministre Normandeau devrait tenir compte des particularités propres à l’Abitibi-Témiscamingue par rapport à d’autres régions, notamment au niveau du climat plus froid qu’ailleurs et en ce qui a trait aux frais de transport plus élevés pour couvrir les distances vers les abattoirs.

