Anik Pichette, 30 ans, native de Belleterre, et Francis Roy, 31 ans, originaire de Lorrainville, se sont installés à Mascouche en 2003. Ils s’y sont alors lancés en affaires en tant qu’entrepreneurs sous le nom de Construction Francis Roy. Puis, en 2009, le couple a eu envie de revenir s’installer dans sa région d’origine.
«On a rapatrié notre entreprise avec nous. Comme on voulait donner du travail à nos employés à l’année longue, on a soumissionné pour deux projets de six logements sur deux terrains sur la rue Émile-Dussault à Rouyn-Noranda. Non seulement on a obtenu l’aval de la Ville, mais on a aussi pu fusionner les deux projets en un seul», a raconté Mme Pichette.
Même pas finis, déjà réservés
Après des opérations de dynamitage en novembre 2010 pour pouvoir couler les fondations, les travaux de construction se sont amorcés en janvier dernier. Dès le mois de mars, les 12 logements de quatre pièces et demi étaient déjà tous réservés. Les premiers locataires sont arrivés cinq mois plus tard, le 25 juin.
«À 950 $ le logement, nous sommes conscients que notre projet ne vise pas directement à combattre la pénurie. Par contre, c’est sûr que les gens qui s’installent dans notre bâtisse vont libérer des maisons et des logements ailleurs, ce qui va entraîner un effet domino», a fait valoir Anik Pichette.
Soutien précieux de la Ville
«Les gens qui s’installent dans notre bâtisse vont libérer des maisons et des logements ailleurs, ce qui va entraîner un effet domino.» - Anik Pichette
Le couple a aussi reçu un soutien précieux de la Ville de Rouyn-Noranda. «La Ville nous a donné un bon coup de pouce en accordant un congé de taxes municipales pour les cinq prochaines années. On parle dans notre cas d’environ 15 000 $ par an. La Ville a aussi absorbé les coûts relatifs à l’installation des services d’eau ainsi qu’au déplacement d’un lampadaire et à la réfection d’une bordure de trottoir à cause des opérations de dynamitage. Ça représente un soutien d’environ 20 000 $», a-t-elle indiqué.
Ce n’est pas fini
Anik Pichette et Francis Roy n’entendent d’ailleurs pas en rester là. Le 21 juin, ils ont rencontré le directeur général de la Ville de Rouyn-Noranda, Denis Charron, pour discuter d’éventuels nouveaux projets.
«Le problème de Rouyn-Noranda, c’est qu’il n’y a pas de terrains, a mentionné Mme Pichette. Or, la Ville serait prête à en développer d’autres dans le secteur urbain. On nous a même confié que nous étions les seuls en ce moment à oser de tels projets et à les réaliser aussi bien. On sent vraiment une volonté de la Ville d’embarquer avec nous pour du développement domiciliaire. Une autre rencontre est d’ailleurs prévue sous peu pour voir ce qu’on pourrait faire. On ne comprend pas pourquoi on ne voit pas plus de promoteurs en faire autant.»

