La Société canadienne d’hypothèque et de logement ne compile en effet les données relatives au taux d’inoccupation des logements que pour les agglomérations de plus de 10 000 habitants. Avec ses 7330 citoyens, La Sarre échappe donc à ce calcul. Quant aux autres municipalités de la MRC, on n’en parle même pas.
La Société d’aide au développement des collectivités d’Abitibi-Ouest (SADCAO), en collaboration avec le Centre de santé et de services sociaux des Aurores-Boréales, de la Table pour les logements sociaux et du Comité d’accueil des nouveaux arrivants professionnels et entreprises, a convenu de prendre le taureau par les cornes et de réaliser un premier portrait de la situation du logement dans la MRC.
Idée imprécise de l’offre
«Nous avons constaté que, par rapport à la recherche de logement, il est très difficile d’avoir une idée précise de l’offre. Par exemple, plusieurs HLM ont des places libres, mais personne ne le sait. On nous a aussi rapporté le cas d’un médecin originaire de Toronto qui est venu ici tout en laissant sa famille là-bas parce qu’il n’avait aucune idée où la loger. Comme il n’a pas vraiment d’attaches ici, les chances qu’il demeure longtemps sont moindres», a fait remarquer Thérèse Grenier, directrice de la SADCAO.
Portrait et solutions
Les travaux de recherche, amorcés en janvier, devraient être complétés à la fin du mois de mars. Le rapport devrait dresser un portrait de l’offre, mais aussi de la demande.
«On saura, par exemple, quelle est l’offre de logements adaptés pour les personnes handicapées par rapport aux besoins. On pourra aussi identifier les contraintes propres à chaque municipalité, ce qui nous permettra d’envisager des solutions. Par exemple, développer le transport en commun pour avoir mieux accès aux logements en milieu rural», a mentionné Mme Grenier.
La SADCAO et ses partenaires entendent aussi se servir du rapport pour développer des outils destinés à faciliter la recherche de logements. «Cela pourrait prendre la forme d’une base de données ou encore d’un site internet», a indiqué Thérèse Grenier.

