«Le chat ne dort pas beaucoup ces temps-ci», lance à la blague le guitariste André Varin, qui forme la moitié outaouaise de la formation, l’autre étant assumée par la violoniste abitibienne Valérie Pichon.
Il faut dire que le groupe ne chôme pas. «On vient de terminer une tournée de trois semaines en Allemagne. Là, on passe un peu de temps en Abitibi pour donner des ateliers-spectacles dans plusieurs écoles. Par la suite, en mai, on va retourner en France. On envisage aussi une tournée monstrueuse entre le 25 novembre et le 20 décembre pour notre deuxième album de pièces de Noël. On ferait appel aux chorales locales de chaque endroit pour nous accompagner. On prévoit même réaliser un troisième album de musique des Fêtes», indique André Varin.
Comme si ce n’était pas suffisant, André Varin jongle aussi avec l’idée d’un nouvel album de Châkidor – qui deviendrait le 8e de la formation – et d’un album de chansons en solo. «Je suis un rat de studio, alors ça ne me dérange pas de produire. J’adore créer», lance ce dernier.
À Rouyn-Noranda
À travers cet horaire chargé, Châkidor trouvera le temps de s’arrêter à la Salle Évolu-son de Rouyn-Noranda, le 29 avril. «Ce sera un spectacle plus intimiste puisque nous serons seulement Valérie et moi, précise André Varin. C’est une formule que j’aime bien. On est plus proche des gens. C’est moins rushant. Le contact se fait mieux.»
La formation profitera aussi de son passage en région pour donner des ateliers-spectacles sur le folklore dans plusieurs écoles. «On en fait environ 200 par année, mentionne André Varin. Au début, chaque école nous appelait de son bord. Maintenant, ce sont les commissions scolaires qui nous contactent pour qu’on passe dans toutes leurs écoles!»
Avenir plein de surprises
Bien malin celui qui pourra par contre dire à quoi ressemblera l’avenir pour Châkidor. Ayant débuté par un amalgame de country et de bluegrass teinté d’une touche celtique, la formation se dirige de plus en plus vers la musique des Celtes.
«Souvent, les groupes qui commencent essaient de faire quelque chose qui va pogner. Nous, on a l’avantage de notre âge. Ça fait presque 10 ans qu’on existe. On a donc réussi à se monter une bonne base de fans. On est ainsi rendus à un stage où l’on peut faire ce qu’on aime. Le celtique, c’est quelque chose qui nous allume beaucoup, Valérie et moi. Elle parce qu’elle peut laisser libre cours à son violon, moi parce que j’ai du sang écossais du côté de ma mère», fait savoir André Varin.

