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L’autodestruction en 28 minutes

Les deux voix du groupe, Simon Turcotte et Nicolas Dubé, lors du lancement. (Photo: gracieuseté)

Les deux voix du groupe, Simon Turcotte et Nicolas Dubé, lors du lancement. (Photo: gracieuseté)

Martin Guindon
Publié le 1 Août 2010
Publié le 1 Août 2010
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Un premier album pour Obsek

Pour son premier album après plus de quatre ans de durs labeurs, Obsek a choisi d’aborder l’autodestruction par les drogues et ce, dans le cadre d’un assaut sonore de 28 minutes.

Sujets :
Obsek , Quartier Évain de Rouyn-Noranda , Montréal

Le groupe originaire du quartier Évain de Rouyn-Noranda a lancé Traumatic Experiment le 9 juillet, devant les siens, lors du festival de métal Rock N’ Growl, organisé par son leader Simon Turcotte (voix).

L’autre chanteur Nicolas Dubé, les guitaristes Simon Côté-Massicotte et Dominic Gosselin, le bassiste Sébastien Mongrain-Thériault et le batteur Benoît Breton, seul autre membre original, complètent la formation qui a écrit cet album sur le cours d’une année, entre 2008 et 2009.

Virage plus hardcore

«L’écriture a débuté avec les deux chansons que l’on retrouvait sur notre démo enregistrée chez Yannick St-Amand et qui servait à donner aux gens un avant-goût de notre nouveau son. On a ajouté des éléments plus hardcore à notre death mélodique, ce qui a notamment causé plusieurs départs au sein du groupe original», se souvient Simon Turcotte.

Cette fois-ci, les gars ont fait appel aux services de Chris Donaldson, qui est aussi guitariste pour Crypotpsy et Mythosis, à titre de réalisateur. Pierre Rémillard (Martyr, Obliveon, Ghoulunatics) a fait le mastering. «On devait retourner chez Yannick, mais il était occupé. On a donc cherché quelqu’un d’autre et c’est Chris qui s’est offert. L’expérience s’est avérée excellente. Nous sommes montés à Montréal quatre fois pour l’enregistrement, alors que certains de nos musiciens étaient déjà là-bas pour les études», relate le chanteur.

Descente aux enfers

Mais revenons au propos de ce premier album. Simon Turcotte, qui a écrit tous les textes, a choisi de dépeindre la descente aux enfers d’un toxicomane, qu’il raconte à travers sept des neuf pièces de l’album. «La huitième chanson est une outro et la dernière est une chanson bonus, intitulée Jean Coutu et qui n’a rien à voir avec le concept», précise-t-il.

Obsek espère maintenant attirer l’attention d’une maison de disque ou d’une compagnie de distribution, afin de permettre à son album de sortir de la région. «On étudie aussi la possibilité de faire une tournée à l’automne. Sinon, entre-temps, on participe à la Nuit métal du Festival de musique émergente, le 5 septembre, à Rouyn-Noranda avec Beneath the Massacre et Neuraxis», confie fièrement Simon Turcotte.

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