À la retraite depuis un peu plus d’un an après 36 ans de carrière, Mme Perron a enseigné la musique pendant 22 ans dans les écoles primaires de la portion sud de l’Abitibi-Ouest, principalement à Sainte-Germaine-Boulé. Durant les années suivantes, elle s’est consacrée aux élèves du préscolaire pour ensuite prendre un repos bien mérité.
«Pendant toutes ces années, j’ai composé beaucoup de chansons pour enfants. Lorsque la retraite est arrivée, toutes les réflexions que j’avais pu avoir tout au long de mon parcours se sont mises à se bousculer dans ma tête et je me suis lancée dans un blitz d’écriture», raconte-t-elle.
Envie d’être elle-mêmeSa prestation du 25 avril sera composée de sept blocs de poèmes portant sur des thèmes aussi variés que l’enfance, les mots, la nature et les saisons, de même que sur des sujets plus sévères tels que la misère humaine. Le tout sera intercalé de pièces qu’elle interprètera au piano.
«Ce sont des œuvres que j’ai apprises durant mon enfance jusqu’à maintenant. Il y a évidemment du classique, mais aussi des œuvres d’André Gagnon, des tangos d’Astor Piazzolla, du jazz des années 1950 ainsi que des chansons québécoises et françaises, a détaillé Suzelle Perron. Après avoir fait des concerts en solo et accompagné des chorales, j’avais envie d’être moi-même. Et le fait de le faire dans le contexte plus intime de la Maison d’arts Jeannine-Durocher va ajouter une dimension très agréable. J’ai très hâte.»

