L’endroit existe à la suite de demandes d’artistes, pour dénicher un toit pour pratiquer. «La SADC d’Abitibi-Ouest (Société d’aide au développement de la collectivité) supporte le CACIM financièrement. Comme c’est difficile en ville de faire de la musique avec les voisins, le projet a été développé», explique Raphaël Leclerc, président du CACIM et coordonnateur des CACI à la SADC.
Pour le moment, deux groupes sérieux pratiquent au moins une fois par semaine dans le local, dont Lubik, mais les responsables aimeraient bien en attirer d’autres. «On reçoit des groupes de métal et de rock et à l’occasion des rappeurs. Mais eux travaillent surtout en solo à la maison», croit M. Leclerc.
La clientèle
Ce local s’adresse à toute la population, du groupe de musique à l’artiste solo, en passant par les organismes désireux d’enregistrer des chansons ou une tante qui veut faire un disque comique à offrir en cadeau.
«Si une famille a envie d’essayer de jouer de la musique, nous avons plusieurs instruments sur place: banjo, guitare, accordéon, djembé, batterie…, énumère le président. Nous produisons même le CD du Centre de croissance pour son activité de financement, des gens qui retournent à l’école pour apprendre à lire et écrire.»
Pour pratiquer, il en coûte 2 $ de l’heure pour les 15 ans et moins, 3 $ pour les 16 à 30 ans et 5 $ pour les 31 ans et plus. «Notre studio d’enregistrement coûte 17 $ de l’heure. Il n’est pas professionnel comme un studio privé, mais pour des jeunes qui n’ont pas les moyens et qui veulent enregistrer une ou deux chansons, c’est parfait», estime Raphaël Leclerc.
La valorisation
En plus d’offrir un endroit adapté où répéter et «jammer», le CACIM vise d’autres objectifs, dont la valorisation et l’estime de soi.
«On a un jeune décrocheur, il fait l’éclairage et est rendu presque autonome. Ces jeunes ne se retrouvent pas dans les études. Ils sont manuels. C’est une bonne façon de les intéresser et de les motiver», fait valoir le président.
Le CACIM a d’ailleurs trouvé une belle façon de mettre en lumière le talent local. «Nous avons créé la Virée CACIM. Il s’agit de spectacles pour donner la chance à des artistes locaux de monter sur la scène et de se faire valoir, souvent pour la première fois. C’est très valorisant pour eux», conclut Raphaël Leclerc.
Pour en connaître davantage: www.cacim.qc.ca.
Pour l'article sur un groupe utilisateur du CACIM.

