• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

Vivre de l’art, coûte que coûte

Même s’ils avouent être très différents l’un de l’autre, Liliane Gagnon et Jacques Baril partagent une tendre complicité. Patrick Rodrigue

Même s’ils avouent être très différents l’un de l’autre, Liliane Gagnon et Jacques Baril partagent une tendre complicité.

Patrick Rodrigue
Publié le 18 Janvier 2012
Publié le 18 Janvier 2012
Patrick Rodrigue  RSS Feed

Jacques Baril et Liliane Gagnon: plus de 30 ans de passion commune

L’année 2011 a revêtu un caractère particulier pour Liliane Gagnon et Jacques Baril. Le couple a en effet terminé l’année en présentant à La Sarre une exposition conjointe, la troisième seulement en plus de 30 ans de vie artistique commune à Gallichan. Ce qui ne signifie pas pour autant que les deux artistes soient sur le point de s’arrêter, bien au contraire.

Sujets :
Montréal , Gallichan , Cégep du Vieux-Montréal

S’ils ont participé à de nombreuses expositions – et remporté plusieurs prix et bourses – chacun de leur côté, rares sont les occasions où le sculpteur et la peintre sur miniatures ont partagé en commun le fruit de leurs démarches.

«Nous-mêmes, on trouve ça un peu surprenant. Même si nous vivons ensemble et que nous partageons une passion commune pour l’art, nous sommes très différents l’un de l’autre. En même temps on s’influence aussi beaucoup mutuellement. Par exemple, c’est en ramassant du bois de grève que j’ai donné à Jacques l’idée de l’incorporer à ses sculptures», raconte Mme Gagnon.

«C’est vrai qu’on peut se demander comment deux imaginaires aussi différents peuvent cohabiter. Mais en même temps, on se complète bien dans notre manière d’être. La recherche de beauté et d’esthétisme de Liliane et ma quête de profondeur s’influencent l’une l’autre. Je peux créer une œuvre qui dénonce. Sauf que si, en plus, elle est plaisante à regarder, les gens vont être davantage incités à en découvrir le propos», fait valoir M. Baril.

Peu d’indices au départ

Pourtant, pratiquement rien au départ ne laissait présager que le tandem partagerait un jour un destin commun qui allait les réjouir. Dès son plus jeune âge, Liliane Gagnon savait en effet qu’elle allait devenir une artiste. Jacques Baril, lui, visait une carrière de journaliste.

«Dès mon plus jeune âge, je créais des œuvres, relate la Gallichanoise. Cependant, comme notre famille n’avait pas grand-chose, je me débrouillais avec ce qui me tombait sous la main. C’est peut-être ce qui m’a orienté vers les miniatures. J’ai par la suite suivi une formation en Arts appliqués à Montréal, à la fin des années 1960. J’ai eu des professeurs comme Madeleine Arbour, une des signataires du Refus global. Elle m’a incité à la créativité. Avec elle, on n’apprenait pas à dessiner un arbre selon ce qu’il est, mais selon la manière dont on le perçoit et comment il nous interpelle. Depuis, j’ai toujours eu un style très personnel.»

Du crayon au couteau

De son côté, c’est pratiquement par hasard que M. Baril s’est découvert, à l’âge de 19 ans, une vocation artistique. Il étudiait alors en journalisme au Cégep du Vieux-Montréal.

«Je venais de revenir d’un voyage de plus d’un an en Europe. Il me restait un ou deux cours à terminer, mais je ne voulais plus devenir journaliste. Comme j’avais beaucoup de temps libres, je me suis inscrit à un cours de sculpture sur bois. Le premier cours, j’ai comme tout le monde fait un bol. Sauf que moi, je l’ai ensuite viré de bord et je l’ai transformé en masque. Dès le lendemain, je suis revenu avec une grosse bûche de tilleul et j’en ai fait une sculpture qui a tout de suite connu beaucoup de succès. C’était d’autant plus surprenant que je n’étais même pas inscrit en arts. C’est là que j’ai décidé d’en faire un métier», évoque-t-il.

«Vivre de mon art, coûte que coûte, a influencé ma vie» - Jacques Baril

L’art, coûte que coûte

L’Amossois d’origine, qui a vécu son enfance à Val-d’Or avant de s’établir à Gallichan, ne voulait par contre pas, selon ses propres mots, devenir un artiste de fin de semaine ou encore exercer un métier en parallèle pour gagner sa croûte. «Vivre de mon art, coûte que coûte, a influencé ma vie», lance-t-il.

C’est ainsi qu’après avoir pratiquement reconstruit toute une maison à Gallichan, le couple s’est doté d’un atelier-boutique ouvert au grand public. «Au fil des années, on a accueilli beaucoup de monde de partout, dont Julien Poulin, Sœur Angèle et Maka Koto. Ça n’a pas toujours été facile, ça ne l’est pas toujours encore, mais on ne reviendrait pas en arrière», mentionne Liliane Gagnon.

Le deuxième volet de ce reportage peut être consulté en suivant ce lien.

Suivez la carrière des deux artistes en ligne au www.jacdegall.ca.

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct

Publicité