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250 émissions pour Médiamo

Même s’il se demande à la fin de chaque saison s’il aura la force de continuer, Maurice «Mo» Duclos semble encore loin de vouloir jeter la serviette. (Photo: Cyclopes)

Même s’il se demande à la fin de chaque saison s’il aura la force de continuer, Maurice «Mo» Duclos semble encore loin de vouloir jeter la serviette. (Photo: Cyclopes)

Patrick Rodrigue
Publié le 3 Mai 2011
Publié le 2 Mai 2011
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Le propagandiste culturel est devenu un incontournable

La date du 3 mai 2011 restera à jamais gravée dans l’esprit de Maurice «Mo» Duclos. Celui qui s’est autoproclamé propagandiste culturel de l’Abitibi-Témiscamingue vient en effet de franchir le cap des 250 émissions télévisées.

Sujets :
L’Indice , Rouyn-Noranda

«250 émissions, ce n’est pas la fin du monde, mais c’est 250 de plus que zéro», commente l’animateur de Médiamo propagande culturelle et Médiamo événements, diffusées sur les ondes de la télévision communautaire depuis respectivement six et quatre ans. Toute une performance lorsqu’on sait qu’il s’agit essentiellement d’implication bénévole.

«Je sais bien que ma cote d’écoute est bien moindre que si j’étais à la télévision commerciale. Par contre, au lieu d’avoir une plage de 45 secondes, les invités disposent de 12 à 15 minutes. On a donc plus de temps pour approfondir les sujets. C’est ce qui me motive à continuer», explique M. Duclos.

De l’écran d’ordinateur à l’écran cathodique

Mais avant d’en arriver à ses 30 minutes hebdomadaires, à raison d’une trentaine d’émissions par saison, Maurice Duclos a débuté bien humblement.

«Tout a commencé à l’automne 2004. Je tenais alors une espèce de blogue, en fait plus une liste de diffusion par courriel. Je faisais la tournée des colonnes Morris, des panneaux d’affichage et autres babillards de la ville et j’envoyais une fois par semaine la liste des spectacles, expositions et autres événements culturels plus alternatifs. Quand j’ai arrêté, mon carnet comprenait plus de 600 adresses», raconte-t-il.

L’arrêt de l’infolettre a coïncidé avec le début de Médiamo propagande culturelle à la télévision communautaire. «Émilie Villeneuve, qui était alors coordonnatrice à Rouyn-Noranda, m’a approché pour que je m’occupe d’une émission culturelle. J’ai débuté en septembre 2005. Quand Benoît Paquin a pris la relève, il a continué de croire au potentiel de l’émission», précise M. Duclos.

Place aux gens d’ici

Si au moins le quart de chaque émission de la première saison était composé d’annonces d’événements, le ton des entrevues a tout de suite été donné dès le départ: place en premier lieu aux artistes et aux organisateurs d’événements de Rouyn-Noranda. C’est encore le cas six ans plus tard.

«Je suis un œuf, pas une poule. Je n’ai pas créé un besoin, mais plutôt répondu à un besoin. C’est sans doute pour ça que j’arrive à durer.» - Maurice «Mo» Duclos

«Au début, il arrivait qu’on se pointe la veille de l’émission sans invité. Disons qu’on pédalait alors pas mal! À présent, j’ai deux mois d’avance dans mon carnet d’entrevues», fait savoir celui qui compte plus de 700 entretiens à son actif.

Une référence

Les débuts n’ont pas toujours été faciles, mais aujourd’hui, «Mo» est devenu un incontournable de la scène culturelle rouynorandienne. Au point où la Ville lui a décerné, en 2009, le prix Contribution au rayonnement culturel lors de sa soirée de remise des prix en art et culture.

«Même si j’animais la soirée, ça m’a pris par surprise. Ça m’a vraiment fait quelque chose de me retrouver en compagnie de grosses pointures comme le Cabaret de la dernière chance, Jean-Charles Coutu et le Festival du cinéma international», se remémore celui qui s’implique bénévolement dans plusieurs événements et organismes culturels, dont la Nuit de la poésie, la Soirée de l’impro et, bien entendu, ses deux émissions à la télévision communautaire.

Malgré cette reconnaissance, M. Duclos demeure humble. «Médiamo n’existerait pas sans les artistes et sans une scène culturelle aussi vivante à Rouyn-Noranda et dans la région. Je suis un œuf, pas une poule. Je n’ai pas créé un besoin, mais plutôt répondu à un besoin. C’est sans doute pour ça que j’arrive à durer», philosophe-t-il.

Une émission spéciale marquant la 250e émission de Médiamo propagande culturelle sera diffusée ce soir (3 mai) sur les ondes de la télévision communautaire régionale. Rappelons que plusieurs entrevues sont archivées sur le site de TVC9, auquel on peut accéder ici.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    maurice
    - 11 Mai 2011 à 18:57:12

    merci Pat, c'est très gentil de ta part.

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