L’histoire se déroule en 1967, dans la ville fictive de St-Anselme, en banlieue nord de Montréal. Elle met en scène Rosalie, une infirmière qui retrouve dans son unité de soin le curé Aubert, qu’elle a connu 25 ans auparavant alors qu’elle était infirmière de colonie à St-Mathieu-du-Nord, une ville fictive d’Abitibi-Ouest.
Tous deux partagent un terrible secret, qui l’a poussée à fuir la région ainsi que son amoureux un quart de siècle plus tôt. Cette nouvelle rencontre bouleverse à nouveau sa vie. La mort du curé après l’injection d’un médicament auquel il est allergique soulève beaucoup de soupçons. Et le suspense ne se dénoue que dans les dernières pages du roman.
«Ce sont des choses véridiques, mais romancées, précise l’auteure originaire d’Authier-Nord, mais qui a quitté la région il y a maintenant près de 20 ans. Elles ne me sont pas arrivées à moi, mais elles m’ont été racontées. Et à travers le dialogue, je parle beaucoup de l’Abitibi. J’y parle des difficultés vécues à l’époque par les femmes et de la puissance de l’Église catholique, qui a mené à des abus par certains membres du clergé. J’ai dû faire beaucoup de recherches, surtout pour la partie qui se déroule en Abitibi au début des années 40.»
Nouvelle carrière
Pour Claire Bergeron, il s’agit d’une nouvelle carrière, elle qui a été tour à tour infirmière au Sanatorium de Macamic, dernier maître de poste à Authier-Nord pendant 14 ans, puis propriétaire d’une entreprise de transport de bois de sciage pendant sept autres années. Elle est ensuite retournée à la profession d’infirmière dans la région de Montréal, mais un très gros accident de la route qui a failli lui coûter la vie l’a obligée à nouveau à se réorienter.
«C’était mon rêve depuis longtemps d’écrire et là, je le réalise depuis que je suis à la retraite.» - Claire Bergeron
«J’ai alors secondé mon fils dans la fondation de Bureau de Conférenciers Orizon, devenu le plus important dans son domaine à Montréal. J’ai pris ma retraite en 2008 et je me suis alors mise à l’écriture de ce roman. C’était mon rêve depuis longtemps et là, je le réalise depuis que je suis à la retraite. J’ai écrit le roman dans la première année de ma retraite, puis j’ai soumis le manuscrit à trois éditeurs. En juillet 2010, JCL a décidé de le publier. J’en ai eu pour une semaine à ne pas dormir. C’est vraiment un privilège d’être ainsi publiée», estime la dame qui a aura 65 ans en mars.
En France
Depuis, les bonnes nouvelles se multiplient pour Claire Bergeron, qui planche déjà à un second roman. Sous le manteau du silence est en librairie au Québec depuis le 18 janvier. Il sera aussi parmi les primeurs d’été de Québec Loisirs, dans le catalogue de juin. Et comme si ce n’était pas assez, France Loisirs vient d’annoncer qu’il l’inclura dans son catalogue d’automne, avec une promotion en juillet.
Claire Bergeron possède son site internet au http://www.clairebergeron.com.

