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L’Association canadienne de l’énergie éolienne : 8 000 Mégawatts de nouvel éolien

Steven Guilbeault
Publié le 2 Novembre 2010
Publié le 10 Novembre 2010
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L'Étoile du Lac

Environement

A la veille de son congrès annuel (Montréal, du 1er au 3 novembre), l’Association canadienne de l’énergie éolienne propose au Québec de développer 8 000 Mégawatts d’énergie éolienne au cours de la période 2015-2025. Si la proposition était agréée par le gouvernement, cela porterait la capacité installée québécoise en éolien à 12 000 MW; plus de deux fois la capacité éolienne telle qu’elle sera en 2015.

Sujets :
Association canadienne , Québec , Gentilly , Alberta

Permettez moi de saluer l’objectif ambitieux mais réalisable de  l’Association canadienne de l’énergie éolienne. Je pense qu’il s’agit là d’une excellente stratégie pour rendre le Québec très largement indépendant des énergies fossiles d’ici 2030.  C’est une voie qui nous mènerait vers une véritable indépendance énergétique. Cela pourrait permettre au Québec d’économiser 2 milliards de dollars par an pour du gaz naturel importé de l’Alberta. Cela permettrait également d’éviter les coûts d’environ de 2 milliards de dollars engloutis dans la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly. La centrale de Gentilly ne produit en outre que 1 MW.

L’annonce arrive comme un vent de fraîcheur au moment où  le gouvernement du Québec poursuit le développement d’énergies polluantes : gaz de schiste, pétrole et gaz dans le Golfe du Saint Laurent (gisement du Old Harry), reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Pourtant, 75% des Québécois sont prêts pour le développement des énergies renouvelables et en particulier de l’éolien; seulement 17 % appuient le développement du gaz de schiste. Ce sont là les résultats de deux sondages récents et menés selon les règles de l’art.

Le gouvernement du Québec s’est engagé à réduire les émissions de GES du Québec de 20% d’ici 2020. Dans le contexte nord américain, il s’agit là d’un objectif relativement ambitieux. Et c’est tout à l’honneur de ce gouvernement. Il devrait maintenant s’appliquer à établir une stratégie qui va le mener à cet objectif. Puis la partager avec la population pour qu’elle aussi puisse se mettre à la tâche.

Une chose est certaine : le développement éventuel du gaz et du pétrole en territoire québécois risquent de nous faire rater les -20%!

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