Ce plan vise une augmentation de 20 % de la superficie consacrée à la production biologique ; également le ministère compte accroître de 300 le nombre d’entreprises à l’œuvre dans ce secteur. Le nombre d’entreprises du secteur passerait à 500 d’ici la fi n de l’année 2015.
C’est bien connu, la croissance du bio est assez spectaculaire avec une progression annuelle moyenne de 15 %; malgré cela, il représente seulement un tout petit 2 % du marché global de l’alimentation.
Les conditions pour les producteurs bio sont demeurées difficiles jusqu’ici puisqu’ils ne jouissaient d’aucune subvention, contrairement à beaucoup d’autres secteurs de l’agriculture. De plus, les producteurs devaient payer de leurs poches les frais importants de la certification biologique.
Le plan annoncé par le ministre avance 8 millions $ pour le soutien à l’agriculture bio et constitue une première étape pour égaliser les chances entre producteurs bio et ceux qui font dans l’agriculture traditionnelle.
Le plan d’action pour le secteur biologique comporte trois grands volets
1. Créer un environnement d'affaires favorable à la croissance du secteur biologique
2. Appuyer le développement des secteurs de la production et de la transformation de produits biologiques
3. Appuyer la commercialisation des produits biologiques au Québec et à l'extérieur de la province.
Ce qui est une bonne nouvelle pour les producteurs bio l’est aussi pour le climat et l’environnement en général.
En effet, l’agriculture bio ne permet pas l’utilisation d’engrais chimique non plus que de pesticides qui, tous les deux sont élaborés à partir de pétrole. De plus, les engrais azotés issus du pétrole sont responsables de l’émission d’un puissant gaz à effet de serre : l’oxyde nitreux. Ce dernier est un GES qui est 310 fois plus puissant que le CO2 dans sa contribution au réchauffement climatique!
L’agriculture biologique n’autorise pas non plus l’épandage d’engrais phosphaté d’origine minérale. On sait que le phosphore est responsable, en bonne partie de la détérioration de nos cours d’eau.
L'initiative annoncée par le Mnistre Béchard est un premier pas important pour le soutien au bio au Québec, souhaitons qu'il y en est d'autres.
Steven Guilbeault

