Rappelons que dans la soirée du 2 juillet, vers 22h10, les pompiers avaient été dépêchés au 600 de la rue Principale pour combattre un incendie qui s’était déclaré dans le bâtiment qui abritait le bureau d’information touristique, mais aussi le Centre d’interprétation de la foresterie. Dans la matinée du 4 juillet, l’enquête policière avait finalement conclu qu’il s’agissait d’un incendie criminel.
Bureau temporaire
«Il n’y a jamais de bon moment pour qu’un feu se déclare, mais disons que celui-là tombait particulièrement mal, alors qu’on venait à peine de débuter notre saison touristique», a commenté le directeur général du CLDAO, Jean Séguin.
Dès le 4 juillet, les gens du CLDAO ont rencontré des représentants de la Ville de La Sarre, propriétaire du bâtiment, pour déterminer la marche à suivre. «On a convenu d’installer une roulotte dans le stationnement pour assurer le maintien du service touristique. Déjà, dans la matinée du 5 juillet, on accueillait des touristes», a mentionné M. Séguin. Ce bureau temporaire sera ouvert tous les jours de la semaine, de 9h à 18h, jusqu’à la fin de la saison touristique estivale.
Pertes importantes
«Il n’y a jamais de bon moment pour qu’un feu se déclare, mais disons que celui-là tombait particulièrement mal, alors qu’on venait à peine de débuter notre saison touristique» - Jean Séguin
Autant pour le CLDAO que pour la Ville de La Sarre, les pertes sont importantes. Les dommages causés à l’édifice sont évalués à plus de 500 000 $. Le CLDAO évalue pour sa part ses pertes à près de 30 000 $.
«Nous avons perdu de l’équipement de bureau, mais c’est surtout le matériel promotionnel qui nous coûtera cher. Tourisme Québec va nous envoyer les guides des autres régions, mais le matériel auto-promotionnel que nous avions réalisé pour La Sarre et l’Abitibi-Ouest devra être réimprimé à nos frais. Nous allons aussi devoir nous réapprovisionner en produits locaux auprès des artisans et producteurs agricoles de la région. On en vendait effectivement beaucoup. Tout cela va être très coûteux», a soupiré Jean Séguin.
Un symbole s’envole en fumée
Reste maintenant à déterminer si le bâtiment sera reconstruit ou si le bureau d’information touristique sera relocalisé ailleurs. «C’est une lourde perte, a signalé M. Séguin. Avec sa structure en bois rond, c’était un bâtiment très symbolique pour une MRC forestière comme la nôtre. J’aimerais bien savoir ce qui a pu pousser des gens à commettre un tel geste.»

