Le 1er avril, le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Daniel Bernard, a annoncé que le conseil des ministres avait finalement approuvé le décret permettant la réalisation des travaux. Mieux vaut tard que jamais, diront les optimistes.
Le 21 février 2006, Julie Boulet, qui était alors ministre déléguée aux Transports, avait en effet annoncé officiellement que son ministère autorisait enfin la construction d’une voie de contournement à l’est et au nord de la ville. Les travaux, dont le budget prévu était de 32 M $, devaient être complétés en 2012, avait-elle alors assuré.
De la fin… au début
Or, a fait savoir M. Bernard, 2012 sera plutôt l’année du début des travaux, pour une mise en service prévue pour 2014. De plus, le budget de réalisation a grimpé en flèche, conséquence logique de la multiplication des chantiers et de la hausse du coût des matériaux.
«Les travaux nécessiteront un investissement qui variera de 75 à 85 M $ pour une longueur de 7,7 km», a-t-il précisé. C’est plus de deux fois les coûts estimés en 2006. «L’argent proviendra essentiellement du gouvernement», a assuré Yves Coutu, directeur régional du ministère des Transports (MTQ).
«On n’est pas encore rendu à la coupe aux lèvres, mais 2014, ce n’est pas si pire comme échéancier. Pour une route de 7,7 km, c’est raisonnable», a pour sa part philosophé le maire Mario Provencher.
Plusieurs modifications
Ce long délai entre l’annonce et la mise en œuvre s’explique en grande partie par l’opposition manifestée par certains résidents de la Montée-du-Sourire et les nombreuses études environnementales et analyses de sols nécessaires. Le tout avait débouché sur des audiences devant le BAPE.
«On n’est pas encore rendu à la coupe aux lèvres, mais 2014, ce n’est pas si pire comme échéancier. Pour une route de 7,7 km, c’est raisonnable.» - Mario Provencher
Les Rouynorandiens auront toutefois de quoi se réjouir. Le décret final comprend en effet plusieurs modifications résultant des demandes des citoyens.
«Un accès au boisé sera maintenu par l’aménagement de plusieurs passages dans la clôture qui ceinturera la voie. Des mesures d’atténuation sonores et visuelles, dont l’installation d’un écran antibruit derrière les résidences de la rue des Lilas, seront aussi implantées. Une intersection avec la rue Perreault sera également aménagée pour faciliter un accès plus direct à partir des quartiers environnants», a énuméré M. Bernard.
Trois sections
Rappelons que la voie de contournement partira de la route 117, à proximité du kiosque touristique, pour longer le lac Osisko vers le nord jusqu’à la rue Saguenay, après la fonderie Horne. Les étapes de la construction n’ont cependant pas encore été définies. Le MTQ devra d’abord préparer les plans et devis et procéder à l’acquisition des quelques terrains qui n’appartiennent pas à la Ville ou au gouvernement. Lorsque cette étape aura été complétée, ce qui est prévu pour l’automne, on passera à l’appel d’offres.
«Le chantier devrait être divisé en trois sections, soit les carrefours giratoires du nord et du sud ainsi que le tronçon central. Elles pourraient être toutes construites en même temps, puis on procéderait à leur jonction», a expliqué Yves Coutu.

