Le maire de La Sarre, Normand Houde, entrevoit l’avenir de sa ville avec optimisme. Le 22 décembre, lui et ses conseillers ont adopté un budget équilibré de 9 997 574 $, soit sensiblement le même qu’en 2010, où il avait été de 10 114 896 $. Les dépenses courantes devraient pour leur part totaliser 9 267 494 $.
Un montant de 589 322 $ sera quant à lui consacré au remboursement de la dette à long terme, qui totalise actuellement 7,6 M $. La dette a d’ailleurs augmenté au cours de 2010, principalement à cause de la réfection du réseau d’aqueduc, de la rénovation de l’aéroport et de la réparation des rues.
Près de 790 000 $ en travaux
Au niveau des immobilisations, une somme de 788 237 $ a été réservée pour la réalisation de divers travaux. Le détail ne sera toutefois pas connu avant la mi-janvier.
Un total de 168 156 $ sera notamment consacré aux infrastructures des parcs. «Nous allons, entre autres, installer des équipements d’exercice physique en plein air pour les aînés, un peu comme ça s’est fait à Sainte-Germaine-Boulé», a précisé M. Houde en entrevue.
La poursuite des travaux de réfection du réseau d’aqueduc et d’égouts au centre-ville sera aussi au programme. «On en a pour 15 ans à faire des travaux sous nos rues, a admis le maire. Ça va être principalement financé par le remboursement de la taxe sur l’essence. Ottawa doit nous retourner 1,9 M $ d’ici 2014.»
De l’espoir dans les mines et la forêt
Outre le béton et l’asphalte, les prochaines années devraient annoncer une certaine effervescence économique à La Sarre et en Abitibi-Ouest, de l’avis de Normand Houde.
«Nous voyons les projets d’exploration minière se multiplier autour de chez nous. Et Aurizon nous a assurés que la mine Casa Berardi en avait encore pour au moins 10 à 15 ans à opérer. Ça va être excellent pour la sous-traitance et pour l’emploi. Ça va attirer plusieurs nouvelles entreprises et, par conséquent, du nouveau monde. On remarque d’ailleurs que de plus en plus de jeunes sont intéressés à revenir», a-t-il fait valoir.
«On se donne un horizon de 10 ans pour revitaliser notre centre-ville.» - Normand Houde
Le maire de La Sarre demeure aussi confiant de voir le secteur forestier reprendre de la vigueur. «Tembec nous a indiqués vouloir faire rouler le moulin sur une plus longue période au lieu d’arrêts et de redémarrages consécutifs. Le bois, on va encore le scier, mais on veut aussi le transformer chez nous et aller vers des produits différents. Il y a un gros potentiel, entre autres, dans la biomasse. Je pense, par exemple, à Cyclofor. Après 10 ans d’efforts, c’est sûr que ça va décoller bientôt», a-t-il mentionné.
Un nouveau visage dans 10 ans
Outre l’économie, M. Houde s’attend aussi à voir sa ville changer profondément d’aspect. Dans la foulée de sa démarche de renouveau urbain, la Ville de La Sarre met d’ailleurs en branle un programme incitatif pour la rénovation des façades commerciales.
«Au niveau de la réalisation d’une esquisse, la Ville s’engage à payer un tiers des dépenses, tandis qu’un autre tiers sera couvert par le Centre local de développement. Et si le propriétaire décide de passer à la rénovation proprement dite, la Ville va lui rembourser le quart des dépenses. On se donne un horizon de 10 ans pour revitaliser notre centre-ville», a fait savoir le maire.

