Marc St-Pierre, du baseball mineur, et Bernard Duchesneau, conseiller municipal, ont lancé l’idée de désigner ces terrains aux noms de Ghislain Luneau, Pierre Turgeon et Stéphane Matteau, appellations qui viendraient remplacer Mouska 1, Mouska 2 et Mouska 4 (le Mouska 3 est un terrain de soccer).
Mais il semble bien que ce ne soit pas pour demain. «Ça m’a bien surpris quand j’ai entendu ça, a réagi Mario Provencher. Nous ne sommes pas rendus là et Mouska est un nom important pour nous. Ça représente l’ancienne mine, le site Chadbourne et les Jeux du Québec de 1973. On sait maintenant qu’il y a une demande, mais on va voir. Il y a des critères pour donner des noms à des endroits», a-t-il raconté.
M. Provencher a souligné au passage que la Ville caresse des projets à long terme pour le Parc Mouska. «C’est un site exceptionnel et nous avons un plan de développement de la colline et des alentours sur un horizon de cinq à dix ans, a-t-il confié. On pourrait, par exemple, y installer des jeux d’eau et d’autres équipements sportifs.»
Des règlements sur les manifs
Par ailleurs, si la police a donné un ordre de dispersion lors de la manifestation du 26 mai à la Place de la Citoyenneté, ce n’était pas en raison de la nouvelle loi 78, mais bien parce que les gens contrevenaient à deux règlements municipaux de la Ville de Rouyn-Noranda.
À l’invitation du conseiller Philippe Marquis, militant de longue date, le greffier Daniel Samson a expliqué les règlements en question. «Un; toute manifestation ou défilé doit au préalable faire l’objet d’une approbation du maire, du directeur général de la Ville ou du chef de police, ceci pour la sécurité de tous, incluant les participants, a signalé M. Samson. Deux; l’utilisation d’un lieu public pour une manifestation doit être approuvée par le Service des loisirs, cela afin d’éviter que deux groupes antagonistes ne soient confrontés.»
Daniel Samson a ajouté que la Ville possède son règlement anti-masque depuis bien longtemps. «Selon les règles de paix et de bon ordre de Rouyn-Noranda, nul ne peut se promener masqué sous peine d’une amende de 35 $ plus les frais, sauf pour certaines exceptions, comme par exemple l’Halloween», a-t-il indiqué.
En campagne référendaire
D’autre part, le conseil municipal fourbit ses armes en vue du référendum du 17 juin sur le changement de zonage visant à permettre la construction d’immeubles à logements sur la future avenue Nault, dans le quartier Montée-du-Sourire. Quelque 175 personnes habitant les zones contiguës ont droit de vote à ce référendum, réclamé par des citoyens de l’avenue Lajoie opposés au projet.
Tenant mordicus à ce projet pour résorber un tant soit peu la crise du logement qui frappe Rouyn-Noranda, le maire Provencher et le conseiller du quartier concerné, Philippe Marquis, mènent le comité du Oui, composé de quatre personnes. «Nous allons travailler à faire sortir le vote», a répété M. Provencher.

