De passage devant une soixantaine de membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN), le 28 mai, la ministre de la Famille, Yolande James, a invité la communauté d’affaires à s’impliquer à fond dans la conciliation travail-famille. Un instrument qui, selon elle, peut contribuer à attirer de nouveaux employés et, surtout, à les retenir.
«Une entreprise qui offre des mesures de conciliation va obtenir plus de loyauté auprès de ses employés, qui vivront en même temps moins de stress. L’atmosphère et la productivité s’en trouveront donc affectées de manière positive. Dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, c’est un impact non-négligeable», a-t-elle mentionné.
De l’aide
La ministre James en a profité pour informer les gens d’affaires de l’existence de deux programmes destinés à stimuler la mise en œuvre de projets de conciliation travail-famille. Le premier s’adresse aux PME de 250 employés ou moins, tandis que l’autre concerne les associations d’affaires.
«Il est vrai que ces programmes sont encore méconnus, a admis Yolande James. L’aide peut ainsi atteindre jusqu’à 10 000 $ pour une PME et 50 000 $ pour une association. De plus, afin de favoriser son succès, le programme pour les PME mise sur une participation active des employés.»
Adapter aux réalités de chaque région
Dans cette optique, Mme James devait d’ailleurs rencontrer la direction et des employés de Xstrata Cuivre fonderie Horne dans l’après-midi du 28 mai, dans le cadre d’une tournée d’entreprises de toutes les régions du Québec amorcée l’été dernier. «Nous voulons recueillir leurs préoccupations afin d’offrir les services les mieux adaptés», a-t-elle précisé.
«Quand un des membres de la famille travaille sur un quart de travail de 28 jours avec 14 jours de congé, la conciliation ne revêt pas du tout le même aspect qu’au centre-ville de Montréal» - Yolande James
La ministre a déclaré accorder une importance particulière à ces visites, citant un exemple de conciliation travail-famille qui avait récemment été mis en branle dans le secteur de Villebois. «Les réalités sont différentes d’une région à l’autre, et il faut en tenir compte. Quand un des membres de la famille travaille sur un quart de travail de 28 jours avec 14 jours de congé, la conciliation ne revêt pas du tout le même aspect qu’au centre-ville de Montréal», a-t-elle fait valoir.
Norme unique au monde
Yolande James a également profité de l’occasion pour présenter la norme Conciliation travail-famille, une initiative unique au monde qui spécifie les exigences en matière de bonnes pratiques de conciliation travail-famille. «Quatre niveaux peuvent être atteints, a fait savoir la ministre. Plus l’organisation répond aux exigences de la norme, meilleur sera son classement. Celui-ci pourra par la suite s’en servir comme outil de compétitivité.»
Les détails concernant cette norme sont disponibles au www.bnq.qc.ca/fr/es/service.html#travail-famille.

